mardi 20 septembre 2016

La remontada. saison 2, épisode 2.


... suite (première partie à lire ici) :

Donc j'en étais là, à jouer à pile ou face à moins de 20 minutes de la fermeture de la course.

Pile j'arrête, Face je ne continue pas ...




En fait je ne me posais pas la question de savoir si j'allais abandonner ou pas. Dans ma tête, le panneau stop s'était affiché de façon claire et évidente. Ce que je ne savais pas, c'était comment annoncer cette nouvelle débandade à mes proches ... 20 minutes, c'est ce qu'il me restait pour monter un scénario plausible pour ne pas passer pour un looser.

Denis le visionnaire, Thomas le prophète


Bon, dans un élan de lucidité, je me dis que même Spielberg n'aurait pas assez de temps pour inventer une histoire crédible et qu'en fait, il serait bien plus judicieux d'utiliser ces 20 minutes à bon escient. Donc :

jeudi 8 septembre 2016

La remontada. saison 2, épisode 1.


* TDS 2016 *


Un conseil cher lecteur avant d'aller plus loin : installe toi confortablement dans ton canapé, avec une boisson, quelques chips et je pense une petite demi-heure à tuer afin de dévorer le récit qui va suivre. Cela fait maintenant pile-poil un an que je ne suis pas venu raconter quelque chose sur ce blog (désolé, j'étais aux toilettes), donc autant te dire que j'en ai des trucs à écrire, et surtout à propos de cette fameuse TDS, qui fut, de mon point de vue, simplement monstrueuse ! J'espère que mon récit sera à la hauteur ...
Tu es prêt ? Alors go !

Souviens toi l'été dernier


Mercredi 26 août 2015, sur le coup des 21h30, au Cormet de Roselend à mi-parcours de la TDS, je rends avec un certain soulagement mon dossard au commissaire de course. (lire ici)



mardi 8 septembre 2015

Trop c'est trop.


* TDS 2015 *


Faut bien que je le ponde ce compte-rendu de course ... mais je dois vous avouer que je n'ai pas envie. Pas de photos, pas d'illustrations décalées, pas trop d'humour ni encore moins d'auto-dérision (quoique...), bah oui, parce que ceux qui ont suivi le truc savent très bien que j'ai déposé les armes (et mes jambes) plus ou moins à mi-parcours.
Comment ça ? Moi et mon mental de fou qui m'a sauvé des milliers de fois, moi qui ne lâche jamais rien de rien, j'ai été contraint à l'abandon sur une course ?
Bon c'est qu'il y a du y avoir une raison bien particulière genre :

- Il est tombé trois mètres de neige à Bourg Saint Maurice ?
- J'ai pris la gamelle du siècle et me suis cassé les deux jambes, un bras, quatre orteils et trois poils pubiens ?
- Je me suis fait enlevé par des extraterrestres ?
- J'ai croisé Kilian Jornet en chemin qui m'a invité pour une bouffe au McDo du coin ?

Non, même pas ... rien de tout ça ... je vous raconte :

dimanche 16 août 2015

L'effet papillon.


- Trail du tour des Fiz 2015-


Vous connaissez tous cette expression qui illustre le fait que, la moindre action, aussi insignifiante soit elle, peut avoir des répercutions énorme au bout de la cascade de réactions qu'elle a pu engendrer.
Je vous ai raconté maintes et maintes fois que je n'étais pas du matin et que mes entames de course, avec un départ à l'heure où les clubbers entrent en transe, étaient des plus laborieuses.
Ce fut donc une de mes préoccupations principales en cette année 2015 : trouver une solution à ce problème, histoire que je puisse accrocher le bon wagon dés le départ et pouvoir faire une course "pleine".
Le protocole a été simplifié (et le sera encore plus dans le futur) pour les jours en amont de la course : fini les régimes, les programmes du coach à la mode et la sacro-sainte période d'affûtage. Tout cela ne fait qu'augmenter mon stress et cette pression m'est contre-productive. Un peu de sophrologie pour positiver, un programme diététique orienté "plaisir" et une préparation du matériel et des affaires de course faite plusieurs jours avant plutôt que la veille, font que j'aborde mon épreuve beaucoup serein.
Reste les douloureux problème du réveil à 3h00 du matin ainsi que celui du petit-dèj. Nouveau protocole ... il parait qu'il ne faut pas tester le jour d'une course ... ah bon ? tant pis, c'est trop tard, il est 5 heures du mat, le départ est donné dans 5, 4, 3, 2, 1 prêt, feu, partez !

samedi 25 avril 2015

A moitiè vide ou à moitié plein ?


* Marathon de Paris *




C'est ce qui me vient à l'esprit quand je pense à ma performance sur ce marathon de Paris. Faut-il voir ces 3:44'06'' comme une énorme progression au vu de mon marathon catastrophique de Barcelone l'année dernière, ou bien est-ce un échec, considérant que je pensais le faire en 3h30  ?
Pour une fois, l'analyse n'est pas simple ... retour sur ce week-end de course:

jeudi 22 janvier 2015

Tout ce à quoi vous avez échappé.



Mais qu'est-ce-que c'est que ce blog à l'abandon ?
Pas un article depuis ma CCC du mois d'août, ça craint ...



Bon, des excuses à deux balles, j'en ai des tonnes : des contraintes professionnelles et familiales au manque d'inspiration, de créativité et blablabla et blablabla ... passons.
Vous pouvez vous réjouir (ou pas) cher lecteur, vous avez échappé à des articles qui auraient fait date dans la blogosphère et dans le milieu sportif.
Des dizaines d'embryons de publications qui ne verront sûrement jamais le jour et qui moisiront tout au fond des archives de ce blog en attente d'une mise à jour.


T'es blessé ? Tu fais quoi toi ?


Voici ce qui devait être l'article suivant la CCC.

samedi 13 septembre 2014

Le tour du cadran.


* CCC 2014 *


10h00 du matin le mercredi 15 janvier 2014 : la nouvelle vient de tomber, les résultats du tirage au sort sont désormais connus et je fais parti des heureux nommés pour participer à la CCC.
Il me reste désormais 7 mois pour me préparer à avaler un parcours dantesque : 101 kilomètres, 6'100 mètres de dénivelé, 5 cols à passer à plus de 2'000 mètres dont les deux premiers à plus de 2'500 m, le ton est donné, c'est pas pour rigoler.
Je sais que si je vais au bout, j'en ai environ pour 20 heures de course à pied non stop ... Challenge !

Comme C'était Chouette


C'est le meilleur acronyme que j'ai trouvé pour résumer cette CCC, Courmayeur Champex Chamonix. Moi je l'aurai bien appelé aussi CCD, Comme C'était Dur, mais ça nous faisait passer par Dijon ou Dunkerque, et ça, c'était vraiment trop long !

Encore aujourd'hui, à l'heure où je tape ces lignes, je me demande comment il m'a été possible d'aller au bout de cette épreuve, quelles ressources je suis aller trouver pour terminer ce parcours ... je ne saurai vous le dire ... je sais juste que je l'ai fait.
Récit :

lundi 25 août 2014

Feeling et road-book pré - CCC


C. C. C.
Courmayeur, Champex, Chamonix ... 100 kilomètres, 6'000 mètres de dénivelé. Depuis quelques jours ça m'obsède, occupe toutes mes pensées, accapare toute mon énergie, comble chacun de mes silences et remplit tout mes vides.

Je suis sur tous les forums, lis le moindre compte-rendu, épluche n'importe quelle statistique, fouine la moindre info succeptible de m'être utile dans cette folie, parce qu'à chaque fois que je mesure l'ampleur de la tâche qui m'attend, je me dis que moins il y aura d'imprévus, mieux ce sera.

À chacun son Everest

Et oui, parce qu'à force de me documenter sur cette épreuve, on en banalise la chose. Finalement, pas loin de 2'000 coureurs participent à cette course tout les ans (bon avec grosso modo 30% d'abandon quand même), c'est que ça ne doit pas être si difficile que ça ? Et puis forcément on regarde ce qui ce fait un peu à côté, genre UTMB, GRP, UT4M ... et là on se dit qu'il y a encore une sacrée marche à franchir et que le club des ultras ne semble pas si accessible qu'on veut bien nous le faire croire.


Donc bon, chaque chose en son temps, on se concentre sur ce qu'il y a à faire, on verra bien par la suite.

samedi 12 juillet 2014

Maudit à Chamonix.


- Marathon du Mont-Blanc -


Eh oui, encore un titre qui sent bon la croquette moisie !
Remarquez, j'aurais très bien pu écrire :
"42 kilomètres, j'aime mais ce n'est pas réciproque" ou bien,
"Le trail, un peu ça va, un peu plus, bonjour les dégâts" ou bien je ne sais quoi d'autre dans le style Calimero. Mais bon, faut que je vous raconte :


Dimanche 29 juin 2014, 7h00 du matin, me voici sur la ligne à quelques secondes du départ de ce fameux Marathon du Mont-Blanc. Cette épreuve sert cette année de support comme championnat du monde de Skyrunning, autant dire qu'il y a du cador au mètre carré et que tout traileur qui se respecte a son autocollant "North Face Salomon Ravanel Compressport Isostar" sur chacun de ses mollets.
Le fameux "esprit trail" a foutu le camps depuis longtemps devant les sponsors, médias et les pimpims estampillés finisher UTMB. Je ne critique pas, sûrement que je ferais de même le jour où je tutoierais Kilian sur une montée sèche ou quand je bouclerais ces fameux 160 kilomètres ... mais bon, je trouve juste que ça se la raconte pas mal quand même (on se croirait au départ d'un triathlon tiens !), et au fond de moi, ça me fait juste sourire.

vendredi 21 mars 2014

Allo Houston, j'ai un problème...


.Marathon de Barcelone.

Je vous faisais récemment part, via ma page Facebook, que j'aimais cette idée de l'imperfection dans le sport, cette recherche d'absolu qui, des fois, malgré tous les moyens employés, ne vient pas toujours ...


Cette réflexion faisait écho aux célèbres anneaux olympique, dont un refusa de s'ouvrir durant la cérémonie d'ouverture des jeux de Sotchi. C'est assez cocasse quand on sait les moyens déployés par Poutine pour que ceux-ci soient les plus parfaits possible.
Mais est-ce aussi cocasse si je pense à ma propre pratique sportive ?

Le fait de m'être entraîner avec application pendant plus de deux mois, d'avoir enchaîner du fractionné en veux-tu en voilà, d'avoir accumulé les kilomètres (450 exactement au départ de cette course), d'avoir musclé et gainé tout ce qui pouvait l'être,  d'avoir étudié le parcours dans ces moindres détails, d'avoir établi une stratégie de course et d'alimentation de winner, d'avoir testé et validé mon équipement ... tout ça m'assure-t-il une bonne performance au marathon de Barcelone ?

Pas certain, un marathon est, parait-il, rempli de surprises.